04.07.2007
Freud m'a tuer

Le mot-valise se prend pour une saucisse et décide de changer de crèmerie analytique...
Lacancre : élève paresseux qui mène une vie dépravée hors des chemins balisés de la connaissance lacanienne. Les lacancres représentent un groupe particulièrement hétérogène de la société en ce qu'ils regroupent près de 99,9% de la population mondiale. C'est donc par souci de simplification, que les chercheurs du GRAAL (Groupement Régional d'Analyse Appliquée du Lacanisme) prennent soin désormais de distinguer les lacaniens du reste du monde. Extrait de la nomenclature mondiale du Lacanisme (Ed. GRAAL 2003) : "là où le lacancre crève la dalle, le lacanien est mu par une pulsion orale irrépressible".
Sympthomas : manifestation subjective qui permet à l'individu de libérer son rapport au monde du poids des croyances, réflexions et autres raisonnements invérifiables. Le sympthomas croit ce qu'il voit et réciproquement ne croit pas ce qu'il n'a pas vu à la télé.
Sinopsy : ébauche psychanalytique importée de Chine à un prix imbattable. Grâce au coût réduit de la main d'oeuvre et à des divans démontables, le prix d'une consultation de sinopsy tourne aujourd'hui autour de 7,50 euros.
Freudonner : chanter à mi-voix des morceaux entiers du répertoire de Sigmund Freud (poète surmoïque du début du XXème siècle). Exemple : "Les souvenirs oubliés ne sont pas perdus, comment veux-tu, comment veux-tu que je m'en souvienneuuu" Ce type d'activité, particulièrement répandue parmi les chercheurs en science de l'éducation, est suceptible de provoquer chez les individus présentant des zones hystérogènes (ou afreudisiaques) étendues, de graves attaques hystériques. On recommande généralement d'éviter de freudonner sous la douche.
Fantasthme : maladie caractérisée par une difficulté à respirer lors de l'accomplissement imaginé d'un désir. Exemple : Il fut pris d'une crise de fantasthme devant la vitrine du pâtissier.
Lapsusurrer : murmurer doucement "quand je pense à Fernande" à l'oreille de Monique.
Anna-Lise : relation amoureuse utilitaire qui permet à l'homme d'épancher sur sa compagne sa douleur de vivre, ses souvenirs d'enfance ou ses difficultés professionnelles. Pour être efficace, une anna-lise doit durer plusieurs années (on dit alors qu'on est "en cours d'anna-lise"). Cependant, le rythme soutenu de la vie moderne a quelque peu bousculé cette règle et on dira aisément aujourd'hui "Hier soir, je me suis fait une anna-lise".
11:38 Publié dans Mélodies contagieuses | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, mots-valises, humour, freud









Commentaires
Très très fort !
Lacan aurait pu mourir de rire, non ?
:)
Ecrit par : bon_sens | 04.07.2007
Excellent !
Même mon surmoi en est plié de rire ! Alors mon "ça" en profite :-)
Ecrit par : Frenchmat | 04.07.2007
" Alors, mon Ça profite", murmure en écho la gentille bactérie.
Ecrit par : Didier Goux | 04.07.2007
Très fort ! Combien d'années d'Anna-Lise pour en arriver là ?
Une seule chose : n'oublions pas qu'abandonner anima et animus de compagnie durant l'été ne nous fera pas aborder la rentrée plus sereinement...
Ecrit par : Plum' | 04.07.2007
Tout ça me laisse rêveur ( c'est mon analyse!).
Ecrit par : aldeaselva | 04.07.2007
Laconnerie : phrase dite en soirée (de préférence entre le 5ème et le 6ème arrondissement de Paris) qui consiste à reprendre des termes de Lacan alors qu'on n'en a pas compris le sens. Les laconneries sont très fréquentes chez les étudiants en psycho, les enfants de psycnahalystes ainsi que chez les lacaniens eux-même. Laconnerie récemment entendue, prononcée par une jeune femme affalée sur un moelleux canapé au 5 Rue Monge : "Beurps, j'ai mon noeud borroméen qui se rétrace, c'est le champagne, ça me fait ça à chaque fois"...
Ecrit par : O'fly | 04.07.2007
Ah ! très bien, le noeud borroméen qui se rétracte ! On est à mi-chemin entre la chanson d'Ouvrard (de littérature potentielle, évidemment...) et l'anneau pylorique d'Ignatius Reilly, le réjouissant héros de "La Conjuration des imbéciles".
J'ai le noeud borroméen qui se rétracte : je sens que je vais m'en resservir, mais en déplaçant légèrement le contexte...
Ecrit par : Didier Goux | 04.07.2007
- Euh, j'ai pas très bien compris tous les maux. C'est grave, docteur ?
- Ce n'est rien mademoiselle, ne craignez rien. C'est presque finietzche... c'est juste une petite crise de confusitude.
- Héêê...
- Vous avez simplement les neurones en capilotade.
- Gnin ?
- Je vous prescris 7 semaines d'ortail.
- ...
- 7 semaines les orteils en éventail !
- Ah ! ça, j'ai compris !
Ecrit par : Ellie | 05.07.2007
Je crois que dans mon cas, l' "anna-lise" ne serait pas inutile ;)
Ecrit par : wrath | 05.07.2007
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