08.06.2007

Résumé des épisodes précédents

Née en 1977 dans le Loir-et-Cher, LinaLoca est rapidement délocalisée dans le Sud-Ouest. Là, l'odeur des pins berce son enfance au point de la plonger, arrivée à l'âge adulte, dans une monomanie pathologique avérée de l'ajax fraîcheur des Landes.

Relocalisée quelques années plus tard dans son département d'origine, une nouvelle réorganisation familiale la pousse bientôt hors de ses frontières, en pays castelroussin. C'est donc aux refrains de "Berrichons têtes de cons" que LinaLoca entre péniblement dans une adolescence tourmentée.

Cette période cahotique en terreau peu fertile arrive heureusement à son terme lorsqu'en 1997, LinaLoca, enfin majeure, se délocalise de son propre chef à Orléans puis à Tours où elle étudie avec assiduité les mécanismes économiques les plus abscons.

Convaincue de la possibilité d'une mondialisation heureuse, LinaLoca décide en 2000 d'allouer son capital à l'ennemi anglais, fiscalement plus sexy. Immergée au coeur de la City, elle évalue la pertinence croisée d'un code du travail allégé et d'une rémunération au pourboire.

Elle est de retour en 2001, légèrement moins fauchée mais affublée d'une proéminence ventrale caractéristique d'une spécialisation britannique du travail centrée sur l'utilisation du houblon. Bedonnante mais encore jeune et belle, elle s'établit à Paris avec, ou devrait-on dire sans un certain CydLoco, électron libre de la nouvelle économie piscicole ; électron libre d'aller où il doit aller bien sûr : Espagne, Crète, Nouvelle Calédonie... Ainsi, alors que LinaLoca amortit son immobilisation dans un seul département, sa moitié double ses miles en parcourant les airs. En 2005, une fusion est opérée entre les deux entreprises avec consolidation des bénéfices au niveau du coeur.

Au printemps 2007 les biographes perdent la trace de LinaLoca. Quelques témoins affirment cependant la croiser régulièrement dans les bars enfumés de la capitale espagnole, absorbée dans la contemplation d'une poignée d'olives ou penchée sur le manuscrit inachevé de "Saveurs du soir", roman-fleuve de plus de 700 pages relatant l'étrange soirée d'anniversaire d'un paysan breton.

Commentaires

Hum, on dirait que ce blog sent encore le neuf... je vais mettre les patins, pour pas salir ^^
C'est marrant, j'aime bien photographier mes pieds aussi.
Intéressante biographie.
Moi, c'est un peu l'inverse : j'ai voyagé pas mal (née à Grenoble) jusqu'en Afrique même, avant de m'établir à Châteauroux. Où je me suis fait mon petit nid douillet, avec mes oisillons.
Je n'y ai pas trouvé plus de têtes de cons qu'ailleurs.

Ecrit par : Ellie | 08.06.2007

BIzarrement, je suis, moi, landais d'origine et suis installé en Touraine depuis 4 ans après un détour par l'Angleterre et la Picardie.

Merci de votre passage chez moi... On va continuer le dialogue, je le sens...

Ecrit par : MuMM | 11.06.2007

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